Le Design Thinking où l’innovation centrée sur l’humain

By 20/03/2020Actualités, Blog

Chaque projet commence toujours par une idée. Elle découle souvent du regard qu’on porte sur notre environnement. Commence alors un périple intellectuel où l’idée initiale est décomposée, analysée sous toutes les coutures, débattue, étendue pour espérer parvenir à un résultat tangible. Malheureusement, on échoue. Pourquoi cet échec malgré tous ces efforts ? S’est-on posé la question de savoir si notre projet répondait à un véritable besoin ? 

Les nouvelles technologies et des réseaux sociaux proposent des services toujours plus personnalisés et centrés sur l’utilisateur. La tendance est donc de créer un produit à partir d’un besoin et non l’inverse. Pour cela, il nous faut revoir notre façon de concevoir un produit et les méthodes jusqu’ici utilisées. Le point de départ de ce processus créatif : l’humain. 

Le “Design Thinking”, en français “démarche design” ou “conception créative”, est une méthode de gestion de l’innovation. Cette méthode consiste à se concentrer sur les besoins mêmes de l’utilisateur afin de trouver les meilleures solutions possibles pour répondre à SON besoin.

Concrètement, qu’est-ce-que le Design Thinking ?

Comme nous l’expliquions précédemment, son but premier est de répondre au besoin d’un utilisateur, explicite ou non. Cette démarche constitue un véritable projet interdisciplinaire. En effet, techniques, marketeurs et métiers s’associent afin de trouver les meilleures solutions possibles répondant à ce besoin. C’est avant tout un travail de co-conception.

Pour adopter la démarche du Design Thinking, il faut bien garder en tête les trois piliers qui le composent, à savoir :

  • Faisable : S’assurer que les idées qui découlent de ces besoins sont faisables d’un point de vue technique.
  • Viable : S’assurer de la viabilité économique de ces idées.
  • Désirable : Identifier l’environnement qui nous entoure et les problèmes que rencontrent les utilisateurs pour répondre à ses attentes.

Ainsi, en suivant ces trois piliers, la conception va s’organiser en cinq étapes :

  • Comprendre : Il s’agit premièrement d’observer l’utilisateur dans son milieu et de voir comment il s’y adapte. À cette étape, il faut faire preuve d’empathie car il ne faut pas oublier que le produit est centré sur l’utilisateur. Il faut donc comprendre qui sont ces utilisateurs et ce qui est important pour eux ;
  • Définir : Il faut ensuite définir les besoins de l’utilisateur pour permettre au projet d’avoir un objectif clair et précis. Cette étape est essentielle car il faut définir explicitement le problème que l’on souhaite résoudre et documenter de façon à ce que ce soit compréhensible par tout le monde.
  • Idéer : C’est l’étape même du processus de conception. Il faut générer le plus d’idées possibles diverses et variées. Il ne faut surtout pas se limiter. Il faut imaginer le champ des possibles, les concepts ou encore les moyens pour répondre au besoin. De nombreuses méthodologies contribuent à la phase d’idéation (braindump, crazy 8, SCAMPER, etc)  ;
  • Prototyper : Cette phase permet de lancer l’expérimentation du produit. On va créer des ébauches de produits par n’importe quel support physique (un jeu de rôle, un objet, une interface, etc.) pour donner vie aux idées proposées dans l’étape précédente ;
  • Tester : Pour finir, il faut récolter les avis des utilisateurs en expérimentant les différentes solutions développées. C’est la seule façon de savoir si les solutions proposées répondent bien au besoin de l’utilisateur. Avoir des avis pour améliorer ce qui est présenté. 

Quels sont les avantages de ce mode de conception ?

L’utilisateur étant au centre des recherches, il est impliqué à de nombreuses étapes du processus de création. Cela permet de mieux cibler les demandes des utilisateurs lors de la conception du produit et ainsi leur proposer un produit ou service parfaitement adapté. Par ailleurs, les membres de l’équipe de conception vont sans cesse tenter de se mettre à la place de l’utilisateur pour comprendre au mieux ses habitudes, mais surtout ses attentes.

Les nombreux outils pour chaque étape du Design Thinking en font un avantage indéniable. C’est le cas par exemple de la création de personae pour identifier les clients types pour lesquels les services ou les produits sont créés, d’user journey pour comprendre leurs comportements, l’expérience map correspond à l’expérience vécue par l’utilisateur avec le produit ou le service, etc. 

Ce qui fait également la force de cette méthode, c’est la pluridisciplinarité des équipes de conception. Comme expliqué précédemment, des personnes avec des pensées différentes et des parcours différents travaillent ensemble pour proposer les meilleures solutions aux attentes de l’utilisateur. Des profils divers permettent de visualiser autrement les besoins de l’utilisateur et d’être le plus précis possible dans la réalisation de la solution.

Le Design Thinking chez JEECE

Chez JEECE, nous réalisons des ateliers de Design Thinking au préalable de rédiger un cahier des charges. Le premier objectif de ces ateliers est de challenger les idées du client avec une problématique choisie par ce dernier. C’est aussi l’occasion de lui offrir une autre vision de son projet. Nos consultants collaborent avec lui pendant quelques heures pour étudier son projet en profondeur. Le second objectif est de faciliter la suite du développement du projet en rédigeant un cahier des charges consolidé. Ce cahier des charges reprend toutes les idées qui auront été sélectionnées durant les ateliers. 

Le Design Thinking n’a plus à faire ses preuves. Les étudiants de l’ECE Paris-Lyon ont raison de s’y former et JEECE de le proposer à ses clients. Cela permet de réduire les risques de projet sans marché ou non abouti, mais aussi la création de produits plus pertinents.

Gautier DELACHE – Intervenant en Design Thinking à l’ECE Paris-Lyon , ancien Product Manager SNCF et Adok